C’est la deuxième édition du Hackfest, à Ariana (proche banlieue de Tunis) est organisée sous le theme “Smart Tunisia”, après celui de la sécurité de l’Internet des objets, en 2015. Le site de Smart Tunisia se définit comme un “(…) projet ambitieux [qui] mise sur les compétences tunisiennes pour promouvoir la Tunisie comme destination technologique compétitive sur la scène maghrébine, arabe et africaine(…)”.

Smart Tunisia, précise que “(…)Dans ce cadre, et afin de participer à cet effort collectif, nous nous sommes lancés cette année dans l’organisation de la deuxième édition de Hackfest ayant pour objectif d’améliorer les compétences dans le domaine de la sécurité informatique et de stimuler les échanges en mettant en contact les différents intervenants, créant ainsi un réseau de partage de compétences et de connaissances(…)”

L’évènement est aussi organisé par l‘école Tunisienne SUPCOM, spécialisée “dans la formation et la recherche dans le domaine des TIC” (Technologies de l’information et de la communication, ndlr) en partenariat avec Mines-Sud Telecom, l’école d’ingénieurs française. Le Hackfets Tunisia est donc encadré par des institutions tunisiennes, dont le gouvernement tunisien.

Mais pour autant, le Tunisia hackfest n’est pas une simple caisse de résonance gouvernementale, comme on pourrait le croire . Un extrait de l’intervention de Slim Amamou, “hacktiviste”  brièvement membre du gouvernement révolutionnaire de 2011 post-Ben Ali, fondateur du Parti Pirate officiel, lors de la première édition du Hackfest de l’année dernière, vient illustrer cette liberté de parole : “Depuis 2013 le gouvernement nous parle d’identifiant unique et de la nouvelle carte d’identité à puce, comme si c’était une innovation dans l’Intérêt du citoyen. Nous allons voir que ce n’est ni dans l’intérêt du citoyen, ni dans l’intérêt de la souveraineté de l’État Tunisien

Au delà des conférences, le Tunisia Hackfest est l’occasion de former des étudiants à la sécurité informatique et de révéler des talents : “Divers concours sont programmés aussi durant la journée. Dans ce cadre, un premier challenge CTF(Capture The Flag : S’emparer du drapeau, ndlr) sera dédiée aux étudiants qui voudraient s’initier, tester ou améliorer ses connaissance dans le domaine de la Cyber sécurité. Il s’agit des épreuves ludiques destinées à initier les participants à certains types de vulnérabilités, à des méthodes de hacking particulières ou à toutes sortes de connaissances utiles.

Le hacking, basé sur une compréhension approfondie d’une technologie et des possibilités de la modifier, est utilisé ici dans un cadre très précis qui touche à la sécurité informatique, sur la plupart des domaines qui lui sont affiliés : déverrouillage d’une application, déchiffrement, découverte de failles des serveurs web, etc… Le principe est celui des stratégies militaires : pour pouvoir se défendre correctement, il faut savoir attaquer et vérifier la qualité des défenses. L’aspect ludique est central, puisque le hacking est une discipline basée sur la curiosité, la compréhension, la logique et la compétition entre pairs…

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